Oser l’Envie de Lire pour y trouver le parfum des Roses

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Oser l’Envie de Lire pour y trouver le parfum des Roses

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le jardin de roses

Envoyer des roses à quelqu’un sans jouer les thuriféraires, ce n’est pas l’envoyer sur les roses. Il y a une nuance qui fiance le rêve au rêve avec laquelle dans la discussion humaine aussi difficile soit-elle, il nous faut composer. Et pour le plaisir, comme pour vous souhaiter une bonne, active et joyeuse retraite, je vous offre bien volontiers, par voie électronique cette belle image d’une carte réalisée par des artistes qui n’ont pas la chance, le privilège de pouvoir taper des mots sur un clavier pour parler avec l’autre.

Comme bien d’autres, sans doute, si j’avais dû ou choisi de négocier avant d’agir en certains cas, je ne serais pas là, en cette belle après-midi en train de vous écrire. De grâce, laissons des petits territoires de discussion s’informer et se former par ce qui advient naturellement dans leurs relations et sans les ceinturer laissons les se ceindre pour mieux s’ouvrir à l’autre !

« La vérité est fille de la discussion, non pas fille de la sympathie », nous dit Gaston Bachelard (« La philosophie du non », page 134)

Et là, je ne résiste pas à citer un extrait du nom de la rose que vous avez peut-être lu sans doute, un jour, en quelque livre faisant l’éloge de la raison sensible où il a voix au chapitre :
« Ce fut une docte et belle discussion, où intervinrent aussi Bence et Bérenger. Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par pur divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante, et je disais pour ma part que c’est là aussi une vertu qu’on demande au sage. »

Ah oui, ça discute et alors que changent-ils ? On connaît la question, n’est-ce pas ? Mais libre à chacun d’assister ou non à des cafés-philo, à fréquenter l’université populaire de Monsieur Onfray ou de préférer la pratique de l’université intégrale, si cher à un journaliste du Monde, spécialiste de l’éducation.

J’ai quelque remembrance d’une fable très instructive de Jean de la Fontaine, intitulée « L’écolier, le pédant et le maître d’un jardin » qui nous apprend qu’il ne suffit pas de citer Virgile et Cicéron avec force traits de science pour empêcher les ravages de son propre territoire. Encore faudrait-il, aujourd’hui encore que les maîtres de jardins s’adressassent à des gens qui ne gâtent pas la raison. Opération difficile mais peut-être pas impossible ! Quant à l’utilité de la création de puits de vie quelque part dans la plaine stérile de la morne production, on peut effectivement s’interroger…Vous avez raison, je crois ! Mais n’est-ce pas tout simplement le plaisir qui pousse quelques aventuriers en telle direction ? Ils risquent après tout et tant mieux si quelque gai savoir aboutit à diminuer les méfaits de la maudite engeance du fabuliste, qui n’est pas toujours celle-comprendra qui peut- d’un cortège d’écoliers doublement fripons.

Michel Ligner à Clazay


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le 2 janvier 2014 par Envie De Lire
modifie le 29 janvier 2014