La Présidence du Conseil de l’Union Européenne peut-elle faire l’impasse sur la Langue Française ?

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La Présidence du Conseil de l’Union Européenne peut-elle faire l’impasse sur la Langue Française ?

L’article correspondant sur le site Euractiv [1] donne plusieurs explications et resitue l’historique de l’usage des langues selon les Présidences du Conseil.

Soyons bref :

  • Il existe 24 langues officielles en Europe. « Le multilinguisme est au cœur de la diversité culturelle de l’Union » est bien rappelé comme une composante majeure de la construction européenne.
  • Peut-on tolérer le propos ci-après comme justificatif de l’abandon du français sur le site internet de la Présidence du Conseil : « cette décision reflète également le poids croissant de l’anglais dans les communications communautaires, en comparaison des deux autres langues de travail du Conseil et de la Commission européenne– le français et l’allemand ».
  • A l’heure d’une crise de confiance majeure dans l’utilité de l’Europe, il est fort probable que l’abandon de la Langue Française par la Présidence du Conseil de l’Union Européenne… devienne un signe référent et symbolique, du mépris de l’Europe pour la diversité des peuples et la richesse des langues qui la composent et plus généralement pour les Citoyens Français et Francophones et aussi pour le rayonnement international de l’Europe au sein de la Francophonie.
    La Présidence Italienne semble agir avec une précipitation qui n’apparaît pas comme un acte de bonne gouvernance ; la rendant inintelligible par un grand nombre de citoyens européens parlant français. Surtout à l’heure de la diffusion des informations et de la connaissance principalement par internet !

 
A voir si certains eurodéputés qui évoquent le scandale joindront les actes aux paroles pour affirmer en ce domaine comme en d’autres la force du Parlement qui vient d’être élu !

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Commentaires

Mer 11 mai 07:27 par Michel L
Relire ce quatrain, au bas d’une gravure italienne du début du XIX ème siècle

"Gente senza saper, senza costume,
Dell’ ozio amico, e che virtu non cura
Predice l’avvenir e la ventura,
A popolo stolto che non vede lume."

 
"Des gens privés de savoir, et de mœurs,
Amis de la paresse, et insoucieux de vertu,
Président l’avenir et son aventure
A un peuple stupide qui ne voit pas la lumière.

Cette gravure est une des fresques avec lesquelles Giandomenico avait décoré sa ville de Sinatra, en 1791, non loin de Venise et qui furent tranportées en 1906 à la Cà Rezzonico. (Barrès flattait son spleen en découvrant dans ses peintures, une ressource, un ressort.)

Mer 11 Juin 2014 par XX 975
Dénigrement et polémique moyennageuse

Au-delà de l’opposition Franco-Anglaise héréditaire, c’est un choix initial qui a été fait de conserver le Français, c’est aussi un moyen d’affirmation identitaire de l’Europe et un rayonnement linguistique auprès de nombreux pays. C’est aussi lutter contre la prédominance de l’Anglais, dont les membres anglophones et le pays lui-même ne fait aucun effort en direction des autres langues, tout en réclamant les subventions Européennes et en restant dans un particularisme que l’on pourrait qualifier de honteux (refus de l’€uro, résistance aux mesures internationales, opposition sur de nombreuses décisions communes, …).

Vend 13 Juin 2014 20:38 par Anna Maria Campogrande
Ne faire l’impasse ni sur le français, ni sur l’italien

À mon avis la Présidence du Conseil de Ministres de l’Union ne peut pas faire l’impasse sur le français tout autant qu’elle ne peut la faire sur l’italien.

La réalité c’est que, au sein des institutions européennes, notamment à la Commission depuis la présidence de Romano Prodi avec Neil Kinnock en tant responsable de tous les services linguistiquement les plus sensibles (Personnel et Administration, Traduction et Interprétariat, Informatique, etc.…) l’anglais a été imposé à la cravache, avec tous les prétextes, les fonctionnaires ont été poussés à écrire et à s’exprimer en anglais sans tenir compte des désastres que cela pouvait engendrer au niveau de la qualité des textes et de l’ensemble de l’œuvre de l’institution.

Je me souviens que, au début des années 2000, même lors des échanges de vue au sein des réunions de mon unité, à la DG Relex, Direction Relations multilatérales et droits de l’homme, Droits de l’homme et démocratisation, avec une très grande majorité de fonctionnaires d’origine latine, tels que Italiens, Français, Espagnols, Belges, des Allemands, un Suédois et un seul Britannique, la Chef d’Unité n’arrêtait pas de nous dire « en anglais, en anglais, s’il vous plait ». Cette injonction déraisonnable et injuste m’avait profondément révoltée, pour la première fois au cours de toute ma carrière au sein de la Commission l’on n’avait pas, l’on avait plus, le choix de la langue dans laquelle on était inspiré de s’exprimer. C’est cette imposition brutale et illégitime qui m’a poussée à m’occuper de la question linguistique au sein de la Commission, question qui a continué à se dégrader depuis et que je n’ai plus jamais abandonné, en dépit de l’absence de résultats jusqu’ici.

Je suis et je reste d’avis que, aussi longtemps que les Français ne s’occuperont que du français, les Allemands de l’allemand, les Italiens de l’anglais, et cetera… la question linguistique en Europe n’aura aucune chance d’être réglée, de manière équitable et juste, dans une optique d’intérêt général, de culture et d’identité, et l’anglais continuera de progresser. Il faut être unis, fraternels, attachés à notre culture européenne qui nous est déjà commune, à cette identité européenne, à ses traditions à ses valeurs, que nous partageons déjà, il faut avoir une vision de l’Europe et vouloir la construire ensemble.

Arrêtez, SVP, de me débiter la légende du poids croissant de l’anglais en Europe et dans le Monde, comme si cela relevait du miracle, d’une volonté supérieure à la volonté humaine. Primo, parce que les Anglos/Anglo-américains, aidez par les chefs de file de la globalisation, par un réseau de lobbies très pointus et minutieusement infiltrés, ne restent pas sans rien faire, au contraire, sont très actifs dans la promotion de l’anglais avec des méthodes légitimes et illégitimes, secundo, parce que, et ça c’est le plus important, il ne sera jamais trop tôt pour les Européens d’en prendre conscience, ce qui se passe au plan mondial n’a rien à voir avec la question linguistique européenne, avec les langues de l’Union Européenne à l’intérieur de ses propres frontières, question qu’en l’absence d’un arrangement éclairé risque de faire véritablement naufrager le projet d’intégration de l’Europe.

Vend 13 Juin 2014 19:17 par JC
Prenons un peu de hauteur et allons vers la Paix des Langues en Europe

La décision de la Présidence italienne du Conseil de l’Union Européenne est d’une grande sottise car elle contribue à souffler sur les braises du rejet de l’Europe. On ne sait d’ailleurs si elle est le fruit de quelques fonctionnaires en mal d’économies ou le fruit d’un choix politique clairement affirmé par cette Présidence ?
Les propos écrits dans les commentaires ci-dessus invitent à prendre du recul pour intégrer pleinement la diversité des langues, le plurilinguisme dans la construction de l’identité européenne. Une identité multiple et riche qui convient parfaitement à ce monde numérique acentré qui fait fi des frontières nationales pour contribuer au dialogue avec l’Autre et l’Autrement.
Transformons la sottise d’une décision en un déclic mobilisateur, pour repenser profondément le rôle et la force de la diversité des langues dans la construction Européenne.
Pour l’heure il faut rapidement revenir à un minimum de 5 langues pour le site internet de la Présidence comme ce fut le cas pour la Présidence française et espagnole.
Engageons des actions pour faire que la langue ne soit pas un obstacle à une large diffusion et compréhension de l’identité européenne et des idéaux qui l’accompagnent, dans la diversité et le respect de chacune et de chacun.

Vend 13 Juin 2014 par Cédric
Trahison, vendus aux accords transatlantiques

Pas d’argument, l’histoire parle d’elle même, le français a toujours été une langue pratiquée par les dirigeants du monde entier y compris à l’onu… alors pourquoi l’évincer de l’europe si ce n’est peut être pour mieux encourager sa décomposition en sous régions autonomes…

Sam 14 Juin 2014 par dr Henri Brun
Pas étonnant

L’Etat français exige de des agents travaillant dans ou avec des organismes dont le français est une langue officielle de parler couramment anglais. Donc plus personne ne parle le français dans les réunions de travail. Sa pratique disparaissant…… pourquoi les autres verraient-ils le besoin de la conserver comme langue officielle ?

Dimanche 15 Juin 2014 12:28 par Jean-Pierre Pellegrin
Apprendre à comprendre les autres langues, sans nécessairement les parler

Les gérémiades des français sur leur langue abandonnée par les autres m’agacent un peu. Elles reflètent ce sentiment nationaliste que l’Europe doit ressembler à une image agrandie de la France . Si on respecte la diversité, toute langue est respectable et égale aux autres , il faut donc faire l’effort d’en apprendre d’autres (et pas seulement l’anglais) et ne plus penser que les autres européens doivent parler dans la nôtre et cultiver le français pour nous faire plaisir, parce qu’elle serait + belle que les autres !!!
Mon expérience est qu’on ne peut pas communiquer avec des interprètes et des traductions et qu’il faut une langue commune, même si c’est un sabir.
Ce fut le latin. je regrette que ce soit l’anglais , parce qu’elle est une langue pauvre (il n’y a pas de genre, par ex) , mais elle a le mérite, pour nous, de la facilité du fait de ses influences latines. Je n’arrive pas à croire à l’espérento parce que c’est une mixture de langues et de mots , coupée d’une culture.
Par contre je trouve que l’usage (parlé) de l’anglais entre latins est ridicule et qu’il faut apprendre à comprendre (sans nécessairement les parler) l’italien et l’espagnol, afin qu’on se comprenne en parlant chacun dans sa propre langue . Mais il s’agit là d’échanges bilatéraux et non européens.
Je trouve que le français est une langue dynamique, qui a un grand avenir mais, c’est comme ça, dans l’espace francophone, et pas (plus) dans l’espace européen.
Et au lieu de se lamenter, il faut profiter de l’usage d’autres langues (y compris par ex en regardant ARTE pour l’allemand) pour s’enrichir. Bref, je me réjouis de pouvoir lire les textes de la nouvelle présidence en Italien.

Dimanche 15 Juin 2014 15:43 par JC
Partons à la Découverte des Langues de l’Europe

Ce qui importe c’est la diversité linguistique et donc le plurilinguisme. L’esprit de la phrase suivante « il faut apprendre à comprendre (sans nécessairement les parler » donne parfaitement le ton dans le rapport des langues les unes avec les autres.
Là où la décision italienne doit sérieusement interroger, c’est dans son caractère minimaliste… et sans doute plus politique que budgétaire. Autant le citoyen peut entrevoir une justification budgétaire autant il ne peut comprendre une justification politique. Cette dernière n’est d’ailleurs pas vraiment formulée (sauf à prendre pour argent comptant la question de « l’anglais dominant » et probablement rejeter le bébé un peu plus (l’Europe) avec l’eau du bain (le site internet de la Présidence) comme une occasion de plus.
La Paix des Langues par le plurilinguisme… semble être la voie ; et ce n’est pas une mince affaire, à l’heure ou les tensions sont aux portes de l’Europe entre Russes et Ukrainiens.
Dans l’histoire des tensions, il y a toujours des petits faits qui provoquent de grands désastres car les hommes ne savent plus décélérer à temps !!
A la Présidence italienne, dont la responsabilité en la matière est bien plus grande qu’il n’y paraît, de faire en sorte qu’Internet, lieu principal véhiculant toute information de notre époque, prône le plurilinguisme. Si chaque Présidence avait enrichi progressivement le site internet de plusieurs langues… Nous serions déjà largement à 24 !
Le reste est affaire de traduction… donc de métier.
L’Europe tellement décriée saurait ainsi montrer qu’elle est aussi l’Europe des Peuples et des Langues… donc des Cultures de chacun !
Il ne faut jamais jouer avec le respect des peuples et des hommes, surtout en période de vaches maigres.

Lundi 16 Juin 2014 10:29 par M L Retaité agricole et éleveur de quelques bovins
J’ai fait mon devoir de citoyen auprès des élus concernés

J’ai bien apprécié le commentaire de Monsieur Pellegrin. J’habite au fin fond de la France rurale et je considère comme Monsieur Pellegrin que l’éternelle quérulence n’est pas la solution aux problèmes qui se posent. On aimerait certes que le cri du bûcheron de Rabelais soit entendu et ce n’est pas le cas. Enfin pas encore… Reste l’allégresse de la connaissance qui peut permettre à Pharaon de s’éveiller en ces périodes de vaches maigres et il n’est pas dit qu’icelles ne mangent pas les grosses… Oui, Monsieur Pellegrin, finissons-en avec les « jérémiades » et en avant la musique ! Vous me permettrez de vous féliciter pour la lettre derridienne de « gérémiades » que vous utilisez dans ce bon commentaire. Un point G qui n’est pas tombé dans l’iris d’un aveugle. Cela fait plaisir en quelque galactique. Aussi, acceptez, je vous prie, l’expression intersidérale de mes meilleurs salutations paysannes.

Lundi 16 Juin 2014 10:48, Meyer Habib Député Français établis hors de France (8e circonscription)
Question écrite au Gouvernement

J’ai été choqué par cette absence de la langue française sur le site de la Présidence de l’Union Européenne et j’en ai immédiatement alerté le Gouvernement en écrivant une question écrite sur ce sujet.

« M. Meyer Habib alerte M. le secrétaire d’Etat chargé des Affaires Européennes sur les langues du site internet officiel de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. A partir du 1er juillet, l’Italie prendra les rênes de cette Présidence. Or, le site de la présidence italienne, qui doit être mis en ligne dans les jours à venir, sera restreint aux versions italienne et anglaise. Ainsi, la présidence tournante italienne a décidé, au nom de l’austérité, de faire l’impasse sur la traduction en français, pourtant langue de travail au sein de l’UE et langue de communication et de négociation dans les enceintes internationales. Il lui demande, en conséquence, comment il entend protéger la langue de la République sur le site internet de la présidence de l’Union européenne ».

La question a été déposée au Bureau des questions de l’Assemblée Nationale le jeudi 12 juin. Elle est publiée au journal officiel du 17/06/2014 page : 4781 sous le N° 57518.

Lundi 16 Juin 2014, Thierry Gaudin
Servile

L’UE ne peut exister durablement que comme contrepoids au monde anglo-saxon, dont l’idéologie mène inévitablement à une dévastation de la planète, suivie d’un effondrement. Et dans la civilisation cognitive, le premier moyen de s’affirmer est la diversité culturelle et linguistique.

Mercredi 18 Juin 2014, Catherine
Mauvaise pour l’image de la présidence italienne et mauvaise pour l’image de l’Union européenne

La politique des langues de l’Union européenne est : une langue + deux. Par ailleurs, les institutions respectent la diversité et les 24 langues officielles : c’est une obligation dans les traités. De plus, les traités reconnaissent les droits des citoyens européens à participer à la vie démocratique de l’Union. La présidence italienne a-t-elle oublié de lire les traités et veut elle une Europe pour un cercle exclusif ? qui fait partie de ce cercle ? pas les citoyens, cela est certain…

Mercredi 18 Juin 2014, Lisbelle
La langue ne peut être dissociée de la culture

"La langue n’est autre qu’un des éléments de la culture et à ce titre elle ne peut pas en être dissociée. L’illusion, bien réelle, de savoir est aussi dans le fait de penser le savoir en synonyme de seules connaissances neuronales indépendamment de la mise en lien de ces acquis avec les sens. Une idée qui me permet de revenir sur nos échanges à propos de l’enseignement via les nouvelles technologies. Les connaissances peuvent, en effet, se transmettre par quantité de canaux hors relation humaine : celui qui veut tout savoir de J.S. Bach, par ex, trouvera quantité d’informations sur Wikipedia (loin d’être aussi nul qu’on le dit), dans quantité d’ouvrages… Quels savoirs aura-t-il de ce que porte en elle la musique de Bach ? Comment pourra-t-il, indépendamment de l’accès à la langue musicale de Bach (comme bien d’autres, Bach parle en musique), comprendre le message donné ? Comment est-ce possible sans en être pétri de comprendre les mots mais surtout les maux (ou, pour le moins, les conséquences bien réelles quant aux pouvoirs/non pouvoirs de nos musiques occidentales) pour les générations suivantes de la langue de Bach ? Et ça, chers amis, c’est un savoir qui ne peut pas passer uniquement par un savoir en termes de connaissances neuronales : il est un moment où il faut s’y frotter en VRAI et… vraiment.
La langue c’est aussi tout cela, ce n’est pas qu’une question de signes couchés sur le papier ni une question de transmission de seules connaissances : c’est ce qui, passant par tous les sens du corps, vient titiller quelque chose au tréfonds de vos tripes.

Oui, il peut être agréable d’entendre la mélodie de chacune des langues d’Europe et d’Ailleurs et de les vivre comme un chemin… vers l’autre mais ne nous voilons pas la face : nous sommes ici, certes, dans une démarche d’ouverture mais qui ne mène pas loin dans la connaissance de l’autre. L’acquisition d’une langue dans la subtilité de ses nuances n’a rien d’aisé (je ne parle pas de la capacité de demander son chemin dans X langues) hors c’est elle, entre autres, qui porte en son sein toutes les spécificités et les finesses d’une culture.
Aussi, de mon point de vue : on ne défend bien sa langue qu’en la parlant, en l’écrivant, en la portant en soi… Parler celle de l’autre donne des éclairages indéniables sur sa propre langue : le jour où j’ai décidé d’apprendre le grec (moderne) j’ai, en effet, compris différemment quantité de choses en français et développé un autre rapport à ma propre langue. Pour autant, comme je le disais au dessus, l’acquis de la langue de l’autre et non le baragouinage de la langue de l’autre ne se fait pas d’un claquement de doigts…

La politique des petits pas reste indéniablement l’une des clefs les plus sûres pour avancer en ce sens : elle laisse le temps, celui nécessaire de l’imprégnation et non d’un apprentissage à la va-vite, celui de la prise de conscience, celui de la mise en place de sentis qui peuvent aller ou non jusqu’à des sentiments qui permettront de trouver une langue commune qui ne peut pas être inventée de toutes pièces par l’extérieur mais qui naîtra d’elle même, de l’intérieur. Il ne pourra alors être question de traduction (U.Eco) (acte par essence mensonger dans la mesure où il ne peut exister sans en passer par une interprétation) mais de la simple réalisation de formes de vies, d’échanges, de partages pour lesquelles l’homme aura trouvé son propre média pour tisser et entretenir le lien : il aura inventé sa propre langue -qui peut être le silence- pour dire je t’aime !

Mercredi 19 Juin 2014, Fred Jourdan
Suicidaire

1) L’Europe fait la carpette devant les Etats-Unis depuis de nombreuses années, et voilà qu’elle vend à présent sa richesse linguistique. De quoi augmenter le camp des europhobes/eurosceptiques qui pensent que l’Europe, c’est très loin d’eux.
2) l’anglais est une très belle langue, mais minoritaire en Europe, et pratiquée surtout dans un pays qui ne cache pas son hostilité à la construction européenne.
3) j’adore les Italiens et Italiennes, et leur langue, mais je déteste quand ils parlent anglais ! Le mariage italien-anglais, c’est comme un spaghetti au pudding.

Mercredi 20 Juin 2014, Istvan Ertl
Scandaleuse

Mercredi 27 Juin 2014, Françoise Grossetête - Vice-Président du Groupe P.P.E. - Conseiller régional de Rhône-Alpes
Ce choix va à l’encontre d’une longue tradition de multilinguisme - Extrait de la demande à Harlem Désir - Secrétaire d’Etat.

Depuis 2007, en effet, l’ensemble des présidences tournantes a tenu à produire des sites multilingues, et au moins disponibles en anglais, français et allemand, qui sont les langues de travail des institutions européennes.
Alors que les dernières élections ont partout été marquées par une grave montée de l’euroscepticisme, je m’étonne de ce choix qui envoie un très mauvais signal à nos concitoyens. Il conduirait à priver certains d’entre eux d’un canal d’accès important aux informations officielles. Les mesures d’économie invoquées pourraient facilement être réalisées dans d’autres domaines, moins cruciaux.
Aussi, je souhaite vous demander de bien vouloir entreprendre toutes les initiatives que vous jugeriez nécessaires auprès de votre homologue italien, afin que le site susmentionné puisse être traduit en français.

Mercredi 3 Juillet 2014, JC
Revenue la Langue Française !

Hello le français est revenu comme l’une des langues du site officiel de la Présidence Italienne du Conseil de l’Union… Sage décision… et pourquoi ne pas continuer en si bon chemin : Envie-de-Lire & Initiatives : Partons à la Découverte des Langues de l’Europe :)

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le 10 juin 2014 par Envie De Lire
modifie le 3 juillet 2014