Clefs de lecture de la littérature…

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Clefs de lecture de la littérature…

La littérature et la vie
Le 3 avril 2001 Mario Vargas Llosa posait la question « N’aimez-vous pas lire ? » et recevait cette réponse : « Oui, évidement, j’aime çà, mais je suis une personne des plus occupées, voyez-vous ! »

Il n’y a pas si longtemps, on considérait le lecteur comme un paresseux, et on opposait la lecture au travail.
C’était « gaspiller » son temps.

Je cite encore Vergas Llosa :
« C’est une idée fort répandue que la littérature est une activité superflue, un divertissement qui peut être sacrifié sans scrupules lorsqu’il s’agit d’établir une échelle de priorités dans les activités et les efforts de la lutte pour la vie ».
 
La littérature et la vraie vie
Marcel Proust affirmait : « La vraie vie, la vie enfin clarifiée et découverte, la seule vie pleinement vécue, c’est la littérature ».
C’est une affirmation virulente ; ne serait-elle pas un peu désuète ?

Il borne la vraie vie à la littérature ; encore faut-il définir la vraie vie !! et la littérature !!
Ou parler de« littérature de gare », de « roman à l’eau de rose », de « petit roman ».

Je préfère la « bonne littérature » : celle qui s’éloigne du sujet banal, celle qui met en scène les contraintes, les offenses ou la transgression ou des règles inflexibles à notre vie réelle ou celle un peu idéalisée des progrès humains ou …

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Les mots
C’est un langage érit : avec des mots (et c’est pourquoi j’use souvent d’un dictionnaire à ma portée quand je lis)… quelques mots savants ou peu usités sont employés : ils s’ajoutent à mon vocabulaire ; mon langage s’enrichit, je dispose de mots justes pour transmettre mes idées, mes émotions. J’utilise avec aisance les possibilités de la langue et réduit le recours à la gestuelle qui accentue le dit mais ne le remplace pas.

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Le maniement des mots
Le style
Combien le style est important dans un livre ! Je suis sévère avec les traductions : elles suivent péniblement la pensée de l’auteur, la trahissent parfois, inventant même un nouveau récit. Certes, elles sont le reflet de la vie dans d’autres pays que le nôtre, élargissant notre esprit, apportant des onnaissances, donnant aussi l’envie d’en savoir plus, de lire enore, de voyager etc… et en ce sens, elles sont utiles.

Le beau style
Je suis comblée quand la phrase s’envole, rebondit, s’apaise ; quand les sons se heurtent, s’accouplent, retentissent, s’harmonisent. C’est pourquoi l’attitude du lecteur est importante. Lire parfois à haute voix des passages ; relire des extraits pour mieux en jouir ; apprendre par coeur pour mieux les savourer, des vers, des chapitres, ou des chutes de chapitres etc… Tout dépend du lecteur, du moment choisi pour lire, de l’oeuvre elle-même.

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Le lecteur
Qui est-il ? Quelles sont ses motivations ? Quel est son choix du support ?
Les questions sont complexes : son âge, sa formation, son environnement, son esprit, sa profession (ou non), son mode de vie etc… se conjuguent suscitant ou non son envie de lire.
Quant au choix du support de lecture - livre ou écran d’ordinateur - ; quant au type de lecture : roman, récit, livre d’aventures, de voyage, livre scientifique etc… ; bandes dessinées ; poèmes etc… , tout est subjectif.
 
Choisir son support de lecture
La question est de plus en plus cruciale. « En finir avec le papier » comme l’affirme le fondateur de Microsoft ; en finir donc avec les livres , marchandise anachronique. Sans doute l’ordinateur est plus facile à transporter que des livres, certainement il est plus écologique mais le type de textes me semble différent (certes ma perception est globale et actuelle, j’en ai bien conscience et l’avenir infirmera probablement mon opinion).
Mais j’aime toucher le papier, tourner les pages, griffonner éventuellement : tous mes sens sont à l’épreuve - ce qui n’est pas sans accroître les « bienfaits » de la lecture.

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Les conditions de lecture
Le silence favorise la concentration, la compréhension, l’émotion, le rejet et après la lecture, la réflexion.
La discussion permet la confrontation de points de vue, entraînant une deuxième lecture ou (et) la lecture d’autres textes sur le même thème.
C’est un exercice actif pendant l’acte de lire comme après avoir tourné toutes les pages.
Encore faut-il ne pas se limiter à déceler la problématique du roman et à trouver, en fin d’ouvrage, le dénouement.
Ca n’est pas lire, c’est survoler.
On perd les étapes de l’action, les rouages du dénouement, les effets sur notre propre identité.
On doit participer et si le lien ne s’établit pas entre texte et lecteur, être capable de fermer le livre.

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Lire c'est cultiver sa mémoire - Carnet de Lectures
La lecture requiert de l’attention, suscite une réflexion (sur le vif, ou plus tard), permet la discussion. Ne la négligeons pas !!

Pour dépasser cet apport, pour étayer sa mémoire, il est important de garder des traces. D’où est né le carnet de lecture (offert en librairie pour un achat de 3 livres folio).

Ce carnet recense les lecture : l’index offre 3 colonnes : auteur, titre, page permettant de retrouver très facilement des informations. Dans la deuxième partie (une page par livre) se succèdent ces rubriques : dates, auteur, titre, éditeur, collection, résumé, commentaires, citations.
J’y ajoute appréciation que je résous par des astérisques ou par un adjectif approprié : excellent, remarquable, instructif, bouleversant, …etc… Attention à « intéressant » qui ne révèle que l’intérêt - et encore - mais qui sous-entend un non-dit (celui de médiocrité).
Ce carnet est un soutien à la mémoire et c’est un exercice rigoureux par sa concision. On y livre, juste après avoir fermé le livre, ses impressions, toutes fraîches. Il permet, des années plus tard, de revivre l’action et de se rappeler le style du dit livre ; il soutient les discussions et maintient la mémoire.

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Quelques liens pour éclairer le sujet

 
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le 26 janvier 2014 par Envie De Lire