C’est une langue belle… la langue de chez nous - Questions de Filigrane - Lire et écrire en Deux-Sèvres

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C’est une langue belle… la langue de chez nous - Questions de Filigrane - Lire et écrire en Deux-Sèvres

Mr Michel LIGNER, Président de l’Association Filigrane « Lire et écrire en Deux-Sèvres » nous a demandé de vous soumettre ce questionnaire pour aider son association à donner la suite qui convient aux dictées de compétition.
Il vous invite à bien vouloir développer vos réponses plutôt que d’apporter des réponses binaires (oui / non). Accès au questionnaire en ligne - Réponses ci-dessous - Chanson Yves Duteil - La langue de chez nous

Réponses reçues"

=> Première question
Dans une correspondance publique adressée à mille décideurs, M. le Préfet des Deux-Sèvres avait jugé opportun de poser quatre questions à propos de « La défense et illustration » de la langue française.
Il affirmait le lien fondamental entre la langue et la culture, ainsi que le mot dans un langage, comme expression sensuelle et émotive de l’intelligence.
Pensez-vous que les mots de la culture des banlieues entrés dans les dictionnaires modernes reflètent ou plutôt sont de nature à refléter la mélodie de notre langue sans en altérer le message ?

« Je pense qu’en aucun cas, les mots de la culture des banlieues ne peuvent refléter la mélodie et la grandeur linguistique de notre langue. La culture des banlieues me paraît être beaucoup trop jeune pour que les mots qui la caractérisent soient reconnus dans nos dictionnaires. »

=> Deuxième question
M. le Préfet des Deux-Sèvres soutenait avec ardeur l’importance de notre devoir de « créer en français » et de notre pouvoir de « créer du français ».
Or, peut-on dire que les susdits dictionnaires - ouvrages de référence pour les célèbres dictées nationales - accompagnent l’évolution naturelle de notre langue de l’attention déférente et vigilante que requièrent le respect de son exceptionnelle beauté phonétique et de sa richesse syntaxique, par l’élimination systématique de jolis mots français savoureux, que certains d’entre nous utilisent encore ?

« Absolument pas : je pense que la richesse de notre langue ne doit en aucun cas être dénaturée : les expressions des banlieues sont à mon avis assimilables à des dialectes locaux rencontrés dans certaines régions de nos campagnes. »

=> Troisième question
« Je ne connais rien de plus affreux que l’esprit de compétition : il est la source des violences et des guerres depuis les cavernes » - Cette réflexion de l’écrivain Patrick RAMBAUD vous paraît-elle acceptable ?

« L’esprit de compétition est bien celui de surpasser les autres ; mais surpasser n’est pas synoyme de violences ni de guerres. Cependant, même si cette réflexion ne me semble pas acceptable dans son ensemble, il faut reconnaître que l’action de guerre est issue d’un esprit de compétition. »

=> Quatrième question
Le 17 janvier 1986, M. Bruno DEWACLE, agrégé de l’Université, Professeur de lettres modernes, premier champion de France d’orthographe (1985) et champion du monde (New York 1992), dans une lettre, s’exprimait en ces termes :
« Enfin, vous paraissez douter de la nécessité de »ce genre de concours, dans un monde aussi bouleversé par les injustices sociales« . Vous n’avez peut-être pas tort. Avouez pourtant que s’il fallait toujours s’occuper que de choses importantes, la vie serait singulièrement triste. »
Considérez-vous que la compétition orthographique, vingt ans plus tard, peut être assimilée à un luxe inutile ?

« Je ne considère pas la compétition orthographique comme un luxe ; c’est tout simplement un moyen d’expression mis en valeur par celles et ceux qui la pratiquent. »

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Yves Duteil - La langue de chez nous

C´est une langue belle avec des mots superbes
Qui porte son histoire à travers ses accents
Où l´on sent la musique et le parfum des herbes
Le fromage de chèvre et le pain de froment

Et du Mont-Saint-Michel jusqu´à la Contrescarpe
En écoutant parler les gens de ce pays
On dirait que le vent s´est pris dans une harpe
Et qu´il en a gardé toutes les harmonies

Dans cette langue belle aux couleurs de Provence
Où la saveur des choses est déjà dans les mots
C´est d´abord en parlant que la fête commence
Et l´on boit des paroles aussi bien que de l´eau

Les voix ressemblent aux cours des fleuves et des rivières
Elles répondent aux méandres, au vent dans les roseaux
Parfois même aux torrents qui charrient du tonnerre
En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux

C´est une langue belle à l´autre bout du monde
Une bulle de France au nord d´un continent
Sertie dans un étau mais pourtant si féconde
Enfermée dans les glaces au sommet d´un volcan

Elle a jeté des ponts par-dessus l´Atlantique
Elle a quitté son nid pour un autre terroir
Et comme une hirondelle au printemps des musiques
Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs

Nous dire que là-bas dans ce pays de neige
Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout,
Pour imposer ses mots jusque dans les collèges
Et qu´on y parle encore la langue de chez nous

C´est une langue belle à qui sait la défendre
Elle offre les trésors de richesses infinies
Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre
Et la force qu´il faut pour vivre en harmonie

Et l´Île d´Orléans jusqu´à la Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s´est pris dans une harpe
Et qu´il a composé toute une symphonie

Et de l´Île d´Orléans jusqu´à Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s´est pris dans une harpe
Et qu´il a composé toute une symphonie.

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Voir en ligne : Prochaine dictée à Saint-Généroux en Deux-Sèvres

le 22 février 2014 par Envie De Lire
modifie le 22 février 2014